Rayon 69 : le camion-épicerie solidaire qui tisse des liens dans les villages isolés du Rhône

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Rayon 69 : le camion-épicerie solidaire qui tisse des liens dans les villages isolés du Rhône

En bref :

  • 🚚 Rayon 69 est un camion-épicerie solidaire porté par la Banque alimentaire du Rhône, basé à Décines‑Charpieu.
  • 📍 Il dessert des villages isolés du Haut-Beaujolais (Deux‑Grosnes, Beaujeu, Grandris) pour pallier les « zones blanches » de l’aide alimentaire.
  • 💶 Les bénéficiaires choisissent leurs produits et règlent environ 15 % du prix du marché, préservant ainsi leur autonomie.
  • 🤝 Le dispositif mêle solidarité rurale, entraide locale et volonté de développer des liens avec des agriculteurs du territoire.
  • 🧭 Actuellement, 32 foyers (≈80 personnes) sont suivis ; l’équipe est réduite : un salarié et deux bénévoles par tournée.

Rayon 69 : un camion-épicerie solidaire pour les villages isolés du Rhône

Un nouveau type de commerce mobile a pris la route dans le département : Rayon 69, un camion-épicerie solidaire initié par la Banque alimentaire du Rhône et déployé depuis fin 2025. Le dispositif cible explicitement les communes rurales mal couvertes par l’offre alimentaire et les structures d’aide, identifiées comme « zones blanches » par des acteurs nationaux de la solidarité. Vous trouverez le camion dans des communes du Haut-Beaujolais, à environ une heure de Lyon, comme Deux‑Grosnes, Beaujeu et Grandris. L’objectif revendiqué est simple : apporter des produits accessibles là où l’offre est insuffisante, tout en recréant un lieu de rencontre.

Le projet a été annoncé en décembre et inauguré officiellement en janvier 2026. Il repose sur un modèle hybride : approvisionnement par dons et achats financés, organisation professionnelle assurée par la Banque alimentaire et orientation des bénéficiaires via des acteurs locaux (Maisons du Rhône, Mutualité sociale agricole, associations partenaires). Le camion est aménagé comme une petite supérette : rayons de fruits et légumes, produits secs, une partie “frais” et quelques articles d’hygiène. Le format vise à reproduire la liberté de choix d’un magasin classique, une différence notable avec la distribution classique en colis.

Pourquoi un camion plutôt qu’une épicerie fixe ? La réponse tient à la fois aux coûts et à la géographie. Ouvrir une boutique dans un village qui compte quelques centaines d’habitants demande des ressources humaines et financières importantes. Le camion-épicerie permet de mutualiser des tournées, de couvrir plusieurs villages en alternance et d’atteindre des foyers isolés sans exiger d’eux de longs trajets. Le projet répond aussi à une demande sociale : plusieurs habitants évoquaient la hausse du prix du carburant et la difficulté à se rendre en magasin, surtout pour les ménages modestes ou les personnes à mobilité réduite.

Le dispositif s’appuie sur une personne salariée dédiée, Artur Robin, et un réseau de bénévoles locaux. Cette structure légère favorise la flexibilité mais pose des limites : la fréquence des tournées reste contrainte par la disponibilité humaine et la capacité du camion. Actuellement, le service concerne une trentaine de foyers, soit autour de quatre-vingts personnes, chiffre communiqué par les responsables. Cette taille permet d’évaluer les besoins, d’ajuster l’offre et de mesurer l’impact social avant toute montée en puissance.

À court terme, l’ambition est mesurée : stabiliser les tournées, développer le recrutement bénévole et penser des collaborations locales. À moyen terme, une piste est de renforcer les approvisionnements locaux en travaillant avec des agriculteurs du territoire pour proposer davantage de produits du terroir. Ce positionnement local vise à soutenir l’économie paysanne tout en améliorant la qualité de l’offre. Une incitation bienvenue, surtout pour des villages où le commerce alimentaire de proximité a souvent disparu.

Mini-FAQ

Le camion se déplace-t-il toute la semaine ?

Les tournées sont organisées selon un calendrier hebdomadaire établi par la Banque alimentaire. Les passages dans une même commune peuvent être hebdomadaires ou bihebdomadaires selon la demande locale.

Comment sont orientées les personnes vers le service ?

L’accès se fait après orientation par des structures locales : Maisons du Rhône, Mutualité sociale agricole ou associations partenaires, qui valident l’admissibilité des foyers.

Ce dispositif s’affirme comme une solution pragmatique aux manques identifiés dans le territoire rhodanien, à la croisée du service social et du commerce solidaire.

Fonctionnement pratique du camion-épicerie solidaire : achats, tarifs et autonomie des habitants

Le fonctionnement du camion-épicerie s’inspire du modèle du supermarché tout en restant ancré dans la solidarité rurale. Les personnes bénéficiaires choisissent librement leurs produits, les scannent ou passent en caisse comme dans un commerce classique et règlent une participation. Cette participation est fixée à environ 15 % du prix du marché des produits, un taux qui vise à maintenir la dignité des achats et la capacité de choix. Ce principe évite le format “colis imposé” et renforce l’autonomie alimentaire des ménages.

Sur le plan pratique, le camion stocke des produits secs, un rayon de fruits et légumes, des produits frais et quelques articles d’hygiène. L’approvisionnement provient de plusieurs canaux : ramasses quotidiennes dans les supermarchés, dons d’entreprises, et achats financés par des subventions publiques. La Banque alimentaire organise les flux comme pour une association partenaire classique, afin d’éviter les ruptures et d’assurer une diversité de l’offre.

Un point souvent souligné par les habitants est la possibilité de retrouver une expérience d’achat conviviale. Le camion installe parfois un coin thé et café, créant un lieu de sociabilité. Dans des communes où le commerce de proximité a disparu, ce rendez-vous hebdomadaire ou bihebdomadaire devient un moment d’échange. Plusieurs personnes interrogées évoquent le soulagement d’avoir moins de dépenses liées au déplacement et la possibilité de mieux répartir le budget alimentaire.

Le modèle comporte néanmoins des limites. La contribution de 15 % laisse une marge de financement mais ne couvre pas l’ensemble des coûts logistiques. Le dispositif s’appuie donc sur des financements publics et sur la mobilisation de bénévoles. De plus, la capacité du camion reste contrainte : il ne peut pas stocker toutes les références d’un supermarché et privilégie les besoins essentiels. Les dates et les fréquences de tournées peuvent évoluer en fonction des ressources humaines et des fonds disponibles.

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Pour vous qui pourriez utiliser le service, quelques précisions pratiques : l’accès se fait sur orientation, il faut constituer un dossier léger via une Maison du Rhône ou une association locale. Les personnes à mobilité réduite peuvent être prioritaires selon les dispositifs locaux ; des modalités d’accompagnement sont prévues en concertation avec les acteurs sociaux. Les horaires et la liste exacte des produits sont communiqués localement par la Banque alimentaire ou par les relais municipaux.

Le choix de faire payer une participation, même faible, répond à une logique d’empowerment : l’achat, même symbolique, renforce le sentiment d’être acteur de sa consommation. Cette logique rejoint des pratiques observées dans d’autres expérimentations d’épiceries sociales itinérantes en France, où le maintien du libre-choix est considéré comme essentiel pour préserver la dignité.

Mini-FAQ

Quel est le montant à payer sur place ?

La participation s’élève à environ 15 % du prix du marché. Ce taux est indicatif et peut varier selon la catégorie de produit et les aides spécifiques.

Peut-on payer par carte ?

Le camion est équipé pour encaisser, mais il est conseillé de vérifier les modalités de paiement auprès des relais locaux ou de la Banque alimentaire avant un passage.

Le modèle fait le pari de l’autonomie et de la dignité, tout en restant conscient des contraintes logistiques et financières qui structurent la solidarité de terrain.

Itinéraires et tournées : où et quand le camion-épicerie dessert les communes du Haut-Beaujolais

Le trajet du camion-épicerie est un compromis entre couverture territoriale et contrainte opérationnelle. Les premières tournées ont ciblé des communes précises du Haut-Beaujolais : Deux‑Grosnes, Beaujeu et Grandris. Ces villages ont été choisis sur la base d’un diagnostic local qui a identifié un manque d’accès à l’aide alimentaire et des difficultés de mobilité des habitants. Chaque halte se veut régulière afin que les familles puissent planifier leurs achats et retrouver un rythme social.

Les tournées démarrent en général le matin et s’étalent sur la journée pour atteindre plusieurs points de rendez-vous. Depuis Décines‑Charpieu, le trajet jusqu’au Haut-Beaujolais prend environ une heure ; cet élément est significatif pour comprendre les coûts liés aux déplacements et la durée d’utilisation du véhicule. La fréquence varie : certaines communes reçoivent le camion chaque semaine, d’autres toutes les deux semaines. Ces fréquences sont susceptibles d’évoluer selon la demande et la disponibilité de bénévoles.

Exemple concret : à Deux‑Grosnes, le camion s’installe sur la place centrale le mardi matin, à proximité de la mairie. Les habitants y accèdent après orientation. À Beaujeu, le camion stationne à côté du marché local le mercredi, profitant d’un flux piétonnier déjà existant. À Grandris, le passage a lieu le vendredi en fin de matinée, ce qui permet aux habitants de compléter leurs courses avant le week-end. Ces implantations facilitent l’intégration du service dans la vie locale et optimisent l’impact social.

Un point d’attention : la variabilité saisonnière. En été, le camion peut proposer davantage de fruits et légumes locaux, via des partenariats envisageables avec des agriculteurs. En hiver, la demande peut croître en raison d’une moindre mobilité et d’une hausse des dépenses énergétiques, ce qui pèse sur le budget alimentaire des ménages. Les responsables du projet suivent ces fluctuations pour adapter les stocks et les tournées.

Pour vous repérer, la Banque alimentaire communique le calendrier local via les mairies et les associations partenaires. Les horaires précis peuvent être modifiés : il est recommandé de vérifier les annonces locales ou de contacter une Maison du Rhône pour confirmation. Cette prudence évite de faire un trajet inutile, surtout pour des personnes dépendantes des transports publics ou du covoiturage.

📅 Commune 🕘 Jour 📍 Point de rendez-vous 🚶 Public visé
Deux‑Grosnes Mardi Place de la mairie Habitants locaux, seniors
Beaujeu Mercredi Place du marché Familles et travailleurs locaux
Grandris Vendredi Parking municipal Personnes à mobilité réduite, jeunes

Mini-FAQ

Comment connaître le calendrier exact ?

Le calendrier est diffusé par les mairies et les associations locales. Il est recommandé de contacter la Maison du Rhône la plus proche pour obtenir l’horaire à jour.

Que faire si on manque le camion ?

Les personnes peuvent se rapprocher des relais locaux pour connaître la prochaine tournée ou bénéficier d’une orientation vers d’autres structures d’aide alimentaire.

La planification des tournées reste évolutive mais s’efforce d’être régulière et prévisible pour maximiser l’utilité du service.

Impact social concret : accès aux produits, lutte contre l’inflation et recréation d’un lieu de sociabilité

Le camion-épicerie n’agit pas seulement sur l’accès aux produits ; il influence directement le quotidien des ménages. Dans un contexte d’inflation persistante et de hausse des dépenses contraintes (loyer, carburant), l’arrivée d’un service à prix réduit modifie le budget hebdomadaire. Plusieurs habitants ayant fréquenté le camion ont expliqué réduire leurs dépenses alimentaires pour payer d’autres postes ; la possibilité d’acheter à moindre coût allège ce choix contraint.

Concrètement, 32 foyers utilisent aujourd’hui le service, soit environ quatre-vingts personnes. Ce nombre permet d’observer des effets mesurables : amélioration de la diversité alimentaire, baisse du recours à des solutions d’urgence, et renforcement du lien social. Le coin café-thé installé autour du camion a une fonction symbolique forte : il rappelle le rôle de l’épicerie de village comme espace de rencontre. Dans des communes où les salles associatives sont rares, ce point de rendez-vous hebdomadaire favorise l’échange entre générations et la circulation d’informations locales.

L’impact s’explique aussi par la préservation de la liberté de choix. Lorsque les foyers peuvent sélectionner les produits, ils restent acteurs de leur alimentation. Ce processus a des effets psychologiques positifs : sentiment de contrôle, maintien des habitudes alimentaires et dignité. Le paiement d’une participation modeste renforce ce mécanisme d’autonomie sans stigmatisation.

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Cependant, l’impact a des limites. Le nombre de bénéficiaires reste réduit par rapport aux besoins potentiels, et la couverture territoriale n’est pas exhaustive. Par ailleurs, la pérennité du dispositif dépendra de la stabilité des financements et de la mobilisation des bénévoles. Si la demande augmentait fortement, il faudrait envisager une organisation différente : second véhicule, tournées supplémentaires ou création d’épiceries fixes. Ces scénarios nécessitent des études de faisabilité et des soutiens institutionnels.

Un autre effet observé concerne le soutien à l’emploi local. En privilégiant des achats locaux ou des partenariats avec des agriculteurs du territoire, le camion peut créer des circuits courts favorables à l’économie rurale. L’équipe mentionne l’ambition d’augmenter la part de produits locaux, un levier appréciable pour relier solidarité alimentaire et dynamisme agricole.

Mini-FAQ

Le service réduit-il la précarité alimentaire ?

Il contribue à atténuer la précarité alimentaire pour les foyers desservis en offrant un accès régulier à des produits diversifiés et à moindre coût, sans toutefois prétendre résoudre le problème à l’échelle départementale.

Le camion propose-t-il des produits locaux ?

Actuellement, quelques produits locaux peuvent être présents, mais l’équipe souhaite renforcer ce volet via des partenariats renforcés avec des agriculteurs du Haut-Beaujolais.

Le camion incarne un mélange d’action sociale et d’urbanité rurale. Il réduit les distances d’accès aux produits tout en tissant des liens sociaux essentiels dans des villages isolés.

Logistique et partenariats : approvisionnement, bénévolat et financements publics

La logistique du camion-épicerie repose sur une organisation pensée, mais volontairement légère. La Banque alimentaire du Rhône assure l’approvisionnement en mobilisant plusieurs canaux : ramasses quotidiennes chez les enseignes partenaires, dons d’entreprises alimentaires et achats financés par des fonds publics. Cette mixité permet d’assurer une diversité de produits et de réduire le gaspillage alimentaire grâce aux ramasses de produits encore consommables.

Sur le terrain, le camion fonctionne avec un salarié dédié, Artur Robin, et deux bénévoles par tournée. Cette configuration privilégie l’efficacité et la proximité, sans multiplier les coûts fixes. Le recrutement de bénévoles locaux est essentiel : ils connaissent le territoire, facilitent la relation avec les habitants et assurent la logistique quotidienne. Renforcer ce réseau reste toutefois une priorité pour stabiliser et potentiellement étendre le service.

Les financements proviennent d’un mix public-privé : subventions départementales, aides ponctuelles et contributions d’acteurs locaux. Le Département du Rhône accompagne le dispositif, comme l’indiquent les responsables. Cette aide est déterminante pour couvrir les frais de fonctionnement (carburant, entretien du véhicule, achat de produits complémentaires). Cependant, la dépendance aux subventions exige une vigilance : une baisse des aides publiques ou une fluctuation imprévue des dons pourrait fragiliser le dispositif.

Un autre volet stratégique est l’intégration d’agriculteurs locaux. L’équipe souhaite nouer des partenariats pour proposer une plus grande part de produits du territoire. Cela renforcerait la qualité nutritionnelle de l’offre et soutiendrait l’économie locale. De tels partenariats nécessitent toutefois des garanties logistiques (capacité de stockage, respect des normes de distribution) et une rémunération équitable pour les producteurs.

La Banque alimentaire gère également les relations institutionnelles et les aspects réglementaires. Pour vous qui souhaitez en savoir plus, la structure nationale est une source d’information utile sur les règles de fonctionnement des épiceries sociales ; un lien vers la page nationale est fourni pour contexte. La coordination avec les Maisons du Rhône permet d’harmoniser les critères d’accès et d’orienter les personnes de manière cohérente.

Mini-FAQ

Qui finance le camion ?

Le financement combine subventions publiques, dons d’entreprises et appui logistique de la Banque alimentaire, complété par la mobilisation de bénévoles.

Peut-on proposer des dons locaux ?

Les agriculteurs et commerçants locaux peuvent se rapprocher de la Banque alimentaire pour proposer des dons ou des partenariats commerciaux adaptés.

La logistique est un équilibre délicat entre ressources disponibles et besoins locaux, et la réussite dépendra de la capacité à consolider ces partenariats.

Limites, incertitudes et pistes d’amélioration pour la solidarité rurale dans le Rhône

Rayon 69 opère dans un contexte où l’offre d’aide alimentaire est inégale. Les zones blanches désignent des territoires peu ou pas couverts par les associations. Cela crée une nécessité immédiate mais soulève aussi des questions structurelles. La première limite est la capacité : un seul camion ne peut répondre à tous les besoins d’un secteur rural étendu. Si la demande augmente, la solution doit évoluer vers des modèles complémentaires : épiceries sociales fixes, réseaux de distribution mutualisés, ou renforcement des circuits courts.

Ensuite, la durabilité financière est une incertitude. Le modèle actuel repose sur des financements publics et des dons ; il faut donc anticiper des scénarios où ces ressources fluctuent. L’instabilité budgétaire pourrait se traduire par une réduction des tournées ou une appauvrissement de l’offre. Pour y pallier, des pistes existent : diversification des sources de financement (mécénat d’entreprise, fondations), création de modèles économiques hybrides (ventes solidaires, abonnements symboliques) ou intégration d’un volet formation professionnelle pour les bénévoles et salariés.

La question de l’accessibilité reste également centrale. Le camion réduit la distance physique, mais ne résout pas toujours l’absence de moyens de transport pour certains habitants. Pour ces publics, des solutions complémentaires sont envisageables : aide au transport, points relais mutualisés ou livraison sociale pour personnes à mobilité réduite.

Enfin, la montée en puissance du projet exige une réflexion sur l’impact territorial : comment éviter d’étouffer l’émergence d’initiatives locales pérennes ? L’équipe de Rayon 69 mise sur l’effet catalyseur : le camion doit favoriser l’émergence d’associations locales ou d’épiceries fixes quand le contexte le permet. Cette posture suppose un accompagnement technique et administratif pour aider les acteurs locaux à structurer des projets autonomes.

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Mini-FAQ

Le projet va-t-il s’étendre rapidement ?

L’équipe privilégie une montée en puissance prudente : stabiliser les tournées et renforcer le réseau de bénévoles avant toute extension significative.

Quelles alternatives si le camion ne passe pas près de chez moi ?

Vous pouvez solliciter les Maisons du Rhône, la Mutualité sociale agricole ou les associations locales pour obtenir des informations sur d’autres dispositifs d’aide alimentaire ou de transport social.

Les limites sont concrètes mais analysables ; les solutions existent si elles sont pensées en réseau et avec des soutiens financiers et humains durables.

Comment s’impliquer ou accéder au service : démarches, bénévolat et modalités pratiques

Pour les habitants, s’impliquer ou accéder au camion-épicerie nécessite quelques étapes simples mais clarifiées. L’accès au service se fait sur orientation : une Maison du Rhône, la Mutualité sociale agricole ou une association locale procède à une évaluation rapide et oriente les personnes. Cette étape vise à vérifier l’admissibilité et à simplifier l’accueil lors des tournées.

Si vous souhaitez vous engager comme bénévole, la démarche passe par la Banque alimentaire du Rhône. Le volontariat inclut des missions diverses : accueil des bénéficiaires, gestion de la caisse, manutention et animation du coin convivial. Les bénévoles reçoivent une formation de base sur la réglementation alimentaire et sur l’accompagnement des publics. Pour les collectivités locales, l’accueil d’un camion nécessite une coordination municipale pour définir un point de stationnement, des horaires et une communication adaptée.

Voici une liste pratique des étapes pour accéder au service ou s’impliquer :

  • 📝 Prise de contact avec une Maison du Rhône ou une association locale pour orientation.
  • 📂 Constitution d’un dossier simplifié (pièce d’identité, justificatif de domicile, situation sociale).
  • 🚚 Vérification du calendrier local et présence au point de rendez-vous du camion.
  • 🤝 Participation comme bénévole : inscription auprès de la Banque alimentaire, formation courte.
  • 🌾 Proposition de partenariat pour les agriculteurs locaux : contact direct avec la Banque alimentaire.

Pour les publics spécifiques, quelques aménagements existent. Les personnes à mobilité réduite peuvent bénéficier d’un accompagnement particulier, selon les capacités locales. Les étudiants ou travailleurs de nuit peuvent demander des créneaux adaptés si la demande le justifie. Les professionnels souhaitant soutenir le projet (entreprises, coopératives agricoles) peuvent proposer des dons, du mécénat ou des partenariats logistiques.

Mini-FAQ

Que faut-il apporter pour bénéficier du service ?

Un dossier léger est demandé : pièce d’identité et justificatif de domicile. Les détails sont fournis par la structure qui oriente la personne.

Peut-on devenir bénévole sans expérience ?

Oui. La Banque alimentaire propose une formation de base et un encadrement pour les nouveaux bénévoles.

La clef pour participer est la coordination entre acteurs : relais sociaux, collectivités et Banque alimentaire. C’est la condition pour transformer une initiative mobile en ressource durable pour les villages.

Ce que retenir pour les habitants du Rhône : actions immédiates et perspectives locales

Pour les habitants du Rhône, Rayon 69 offre une réponse concrète et localisée aux difficultés d’accès aux produits alimentaires. Vous pouvez dès maintenant vérifier si votre commune figure parmi les lieux desservis en contactant la mairie ou la Maison du Rhône. Le camion propose un format respectueux de la dignité : choix libre, participation symbolique et accueil convivial. Son impact se mesure autant sur le plan économique (réduction des dépenses liées aux déplacements) que social (création d’un lieu de rencontre).

Trois actions immédiates sont recommandées :

  • 📞 Contactez la Maison du Rhône la plus proche pour connaître le calendrier et les modalités d’accès.
  • 🤝 Si vous êtes bénévole potentiel, signalez votre disponibilité à la Banque alimentaire pour renforcer les tournées.
  • 🌱 Si vous êtes agriculteur ou producteur local, proposez un partenariat pour augmenter la part de produits locaux dans le camion.

Les perspectives locales sont claires : stabiliser les tournées, consolider le réseau de bénévoles et penser à terme des solutions fixes quand le contexte le permettra. L’ambition n’est pas d’imposer un modèle unique, mais de soutenir des dynamiques locales pour que les habitants deviennent acteurs de leur propre sécurité alimentaire. Le fil conducteur tout au long de l’initiative est l’association d’une action de terrain pragmatique et d’un terreau local capable de porter des projets à plus long terme.

Enfin, gardez à l’esprit que ce projet est évolutif. Les informations pratiques, les fréquences et les points de passage peuvent changer. Il est donc recommandé de se tenir informé auprès des relais locaux. L’avenir de la solidarité rurale dans le Rhône dépendra de la capacité collective à transformer une initiative mobile en un réseau de solutions adaptées.

Mini-FAQ

Où obtenir les informations à jour ?

Les mairies, les Maisons du Rhône et la Banque alimentaire du Rhône diffusent le calendrier et les modalités. Contacter ces structures permet d’obtenir des informations confirmées.

Le projet crée-t-il une concurrence aux commerces locaux ?

Le camion vise à desservir des lieux sans offre commerciale. Lorsqu’un commerce de proximité existe, l’objectif est de compléter l’offre et non de la concurrencer.

Rayon 69 illustre une façon pragmatique de tisser des liens : entre solidarité, activité économique locale et vie de village. C’est une réponse modeste mais concrète aux défis de l’accès aux produits dans les communes isolées du Rhône.

Comment savoir si Rayon 69 passe dans ma commune ?

Contacter la mairie ou la Maison du Rhône locale ; le calendrier des tournées est diffusé par ces relais.

Qui peut être orienté vers le camion-épicerie ?

Les personnes en situation de précarité ou connaissant des difficultés d’accès alimentaire sont orientées via la Maison du Rhône, la Mutualité sociale agricole ou des associations partenaires.

Puis-je donner des produits au camion ?

Oui, mais il convient de prendre contact avec la Banque alimentaire du Rhône pour respecter les règles sanitaires et logistiques.

Le camion accepte-t-il les paiements par carte ?

Le camion est équipé pour encaisser ; il est toutefois conseillé de vérifier les modalités locales avant le passage.

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