Arrivée annoncée, projet déployé : Margot Videcoq s’installe à la tête des Subs et promet une vision artistique qui ose. Issue d’une direction collégiale à Aubervilliers avec le duo Grand Magasin, elle reprend le flambeau d’un lieu déjà bien ancré sur les rives de la Saône. Le projet mis en avant se veut résolument ambitieux, transdisciplinaire et attentif aux publics. Les Subs, soutenues historiquement par la Ville de Lyon et les acteurs régionaux, sont appelées à devenir un laboratoire à la fois hospitalier et ouvert sur la cité.
La scène lyonnaise guette. Le contexte municipal, les travaux à venir, la proximité de l’Hôtel71 et des TCL imposent une stratégie fine. L’objectif affiché : faire de la direction culturelle un levier d’inclusion, de création et d’innovation. Voilà pour les grandes lignes. Maintenant, place au détail piquant, aux exemples concrets et aux petites histoires qui rendent le projet vivant.
En bref :
- 🎭 Nom : Margot Videcoq, nouvelle directrice des Subs.
- 🌍 Orientation : transdisciplinarité, hors-les-murs, porosité entre arts et sciences.
- 🏙️ Ancrage : maintien du soutien local (Ville de Lyon, Métropole, Région, DRAC).
- 🛠️ Priorité : résidences hospitalières pour artistes et rencontres avec tous les publics.
- 🎯 Ambition : renforcer la programmation culturelle et l’innovation artistique.
Margot Videcoq, un nouveau visage à la tête des Subsistances — nomination et premiers pas
La nomination de Margot Videcoq à la direction des Subs a été confirmée par le conseil d’administration des Nouvelles Subsistances, en lien avec la Mairie de Lyon, la Région et la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes.
Son parcours intrigue : après sept ans de direction collégiale aux laboratoires d’Aubervilliers, partagée avec Pascal Murtin et François Hiffler (le duo connu sous le nom de Grand Magasin), elle arrive avec une expérience de terrain. Cette transition illustre une trajectoire cohérente : des lieux de création exigeants vers un site riche en histoires et en potentialités.
Premiers pas : un calendrier serré et des échanges avec l’écosystème lyonnais. Les Subs, situées en bord de Saône, se distinguent par leur capacité à accueillir des résidences pluridisciplinaires. Margot propose de préserver cette spécificité tout en l’ouvrant davantage au public.
Exemple concret : une saison de préfiguration pendant les travaux du bâtiment, avec des performances dans l’espace public du 1er arrondissement et des partenariats avec les communes voisines. Zoé, artiste fictionnelle et résidente de Lyon 4e, suit ce projet de près. Elle rêve d’une résidence qui ne se limite pas à une scène fermée, mais qui investisse les quais, les places et les trams des TCL pour croiser des spectateurs inattendus.
Le premier insight clé : la nomination n’est pas une simple passation. C’est le lancement d’une méthode qui conjugue respect des acquis et appétit pour la transformation.

Une vision artistique ambitieuse : transversalité et hospitalité pour les créateurs
La ligne directrice annoncée est claire : faire des Subs un lieu « hospitalier » pour les artistes. Autrement dit, un espace où la création peut se développer sans être contraint par une discipline dominante.
La transversalité est l’axe central. La directrice veut encourager les croisements entre danse, théâtre, arts visuels, musiques électroniques et performance. Ce choix résonne avec son passé : apporter la danse en milieu naturel, comme lors de projets en Bretagne, a montré que la rencontre hors des cadres traditionnels crée des rencontres improbables et durables.
Stratégie : aménager des résidences longues, proposer des coproductions avec des structures locales et européennes, et organiser des temps d’échange avec des chercheurs et acteurs pédagogiques. Un exemple : un cycle mêlant chorégraphes et biologistes riverains pour interroger la faune de la Saône.
Zoé, la fil conductrice, participe à une table ronde où se rencontrent artistes et enseignants d’un lycée du 2e arrondissement. Résultat : une collaboration qui débouche sur une performance participative en été, accessible via TCL et promue dans les communes voisines.
Insight final : l’ambition n’est pas de multiplier les projets superficiels, mais de bâtir une « porosité » réelle entre disciplines et publics pour produire des œuvres qui parlent à la cité.
Programmation culturelle : audace, hors-les-murs et rencontres inédites
La programmation promise se veut audacieuse. Il ne s’agit pas uniquement d’afficher des noms mais de penser la circulation des œuvres. La saison prendra des formes variées : soirées spectacles, performances impromptues, ateliers scolaires et manifestations éphémères sur la voie publique.
Hors-les-murs et été en mouvement
Un des axes prioritaires est le travail hors les murs. L’idée est simple : emmener la création vers des publics qui n’entreraient pas nécessairement aux Subs. Par exemple, pendant l’été, des spectacles en plein air sur les berges, des cartes blanches dans des marchés et des interventions dans des quartiers périphériques de la Métropole.
Exemple concret : une série de week-ends artistiques sur les communes périphériques, avec navettes TCL pour faciliter l’accès depuis plusieurs arrondissements de Lyon. Le bénéfice est double : visibilité accrue pour les artistes et rapprochement avec des publics variés.
Liste des actions envisagées :
- 🚋 Réseau mobile de petites formes artistiques desservant arrondissements et communes.
- 🌿 Festivals d’été sur berges et parcs.
- 🏫 Ateliers pédagogiques pour lycées et écoles primaires.
- 🤝 Résidences partagées avec maisons de quartier et services publics.
Clôture : la programmation ne sera pas un catalogue, mais un plan de rencontres actives entre œuvres et citoyens.
Résidences et soutien aux artistes : un modèle hospitalier et généreux
Le mot « hospitalier » résonne comme une promesse. Il traduit l’idée d’un accueil non seulement logistique, mais aussi intellectuel et humain. Les Subs se préparent à offrir des conditions propices à la recherche et à l’essaimage.
Mécanismes prévus : bourses de création, mise à disposition d’ateliers, accompagnement administratif et espaces de restitution accessibles au public. L’objectif est d’éviter le syndrome des résidences « boîte noire » où le public ne voit que le produit fini.
Cas pratique : une jeune compagnie de danse lyonnaise bénéficie d’un semestre de résidence. Elle co-construit des actions avec un collège du 3e arrondissement et présente une performance finale sur les quais, combinant projections et corps en mouvement.
Zoé, qui suit cette compagnie fictive, note la différence : un accompagnement qui transforme la création et renforce les liens locaux.
Insight clé : une résidence réussie est celle où le créateur repart enrichi, et la collectivité aussi.
Leadership, gouvernance et direction culturelle : flatterie et fermeté
Le leadership annoncé mélange écoute et décision. Passer d’une direction collégiale à une direction individuelle exige une posture neutre mais déterminée. Margot mise sur le dialogue. Mais attention : dialogue n’est pas dilatoire.
Organisation : un conseil artistique élargi, une équipe de médiation renforcée, et des comités thématiques impliquant acteurs locaux, scientifiques et éducateurs. Ce modèle vise une gouvernance partagée tout en gardant une ligne artistique claire.
Exemple : création d’un comité « porosité » réunissant artistes, urbanistes et représentants des TCL pour penser les parcours de publics entre lieux et transports.
Zoé observe que la nouveauté réside dans la prise en compte explicite des enjeux urbains et politiques locaux, sans se convertir en porte-voix d’un camp particulier.
Final insight : le leadership culturel réussi sait concilier fermeté artistique et ouverture démocratique.
Innovation artistique : art, science et écologie en partage
La innovation artistique chez les Subs ne se limite pas aux formes. Elle englobe aussi les processus. L’intention : encourager des collaborations avec le monde scientifique et les acteurs écologiques.
Idées concrètes : résidences communes entre chorégraphes et climatologues, performances-sonores utilisant données environnementales locales, ateliers d’éducation artistique mêlant programmation informatique et arts plastiques.
Exemple : un projet pilote avec des chercheurs de la Métropole de Lyon pour cartographier le son des berges au fil des saisons et produire une pièce immersive. Le public participe via des ateliers enfants animés par des médiateurs.
Zoé, toujours la fil rouge, participe à un atelier où elle capte des sons à la confluence et découvre comment un scientifique et un plasticien peuvent co-écrire une performance.
Insight : la porosité entre disciplines est fertile. Elle produit des œuvres qui interrogent et qui transforment les savoirs.
Ancrage local et partenariats : Lyon, la Métropole et le rayonnement
Les Subs ne sont pas une île. Elles s’inscrivent dans un écosystème qui comprend la Ville de Lyon, la Région Auvergne-Rhône-Alpes, la DRAC et la Métropole. Le soutien institutionnel reste un pilier.
La question politique se pose : une alternance municipale inquiète-t-elle ? La réponse officielle mise en avant valorise la culture comme un pont au-dessus des clivages. L’ambition est de préserver l’aide aux artistes locaux et d’assurer le rôle des Subs comme tremplin régional.
Pratiques concrètes : multiplication des partenariats avec les établissements scolaires, coopération avec les scènes nationales et festivals régionaux, et usage du réseau TCL pour faciliter l’accès aux événements.
Un tableau synthétique des partenaires et rôles :
| Partenaire | Rôle | 📌 Impact |
|---|---|---|
| Ville de Lyon | Soutien financier et logistique | 🏙️ Maintien d’un lieu public vivant |
| Région Auvergne-Rhône-Alpes | Coproduction et aides à la diffusion | 🌐 Rayonnement régional |
| DRAC | Labelisation et accompagnement artistique | 🎭 Qualité artistique |
Clôture : l’ancrage local est la condition d’un avenir durable pour la direction culturelle portée par Margot.
Qui est Margot Videcoq et pourquoi sa nomination est importante ?
Margot Videcoq est une directrice culturelle issue d’une direction collégiale à Aubervilliers. Sa nomination marque la volonté des Subs de renforcer la porosité disciplinaire et de soutenir les artistes via des résidences et une programmation ambitieuse.
Qu’est-ce que le projet ‘faire cultures communes’ ?
Il s’agit d’une approche transversale visant à mixer pratiques artistiques, interventions dans l’espace public, collaborations scientifiques et actions pédagogiques pour toucher des publics variés.
Comment les habitants de Lyon pourront-ils accéder aux événements ?
Les événements seront diffusés sur site et hors-les-murs. Des collaborations avec les TCL et des navettes pour les rendez-vous hors-centre faciliteront l’accès depuis plusieurs arrondissements et communes.
Quel est le calendrier prévu pour les premières actions ?
Des actions de préfiguration et des résidences seront mises en place dès l’arrivée de la directrice, avec des formats dédiés à l’été et une programmation renforcée en 2026.



